Avant-propos

Ici, vous trouverez une section où est diffusé l’ensemble de mes textes, ou poèmes.

J’avais pour idée de départ de publier le tout en deux tomes, pour une trentaine de textes, mais c’est une démarche que je n’ai finalement pas réalisée.

Parce que cela a un coût que je ne peux pas assumer, pour monter une quantité d’exemplaires qui ne s’écoulerait pas (et qu’il faudrait stocker), car le monde entier s’en fiche de la poésie et que personne ne lit (et si vous ne comprenez pas ce que j’entends par là, c’est que vous êtes le problème, évidemment qu’on lit tout le temps factuellement). Certainement également que je juge l’époque trop cynique pour apprécier la poésie et que finalement, c’est une forme écrite certainement désuète et condamnée à disparaître.

Cela aurait également impliqué le fait d’aller à la rencontre de quelques personnes ou structures suceptibles de m’aider, mais c’est un travail que je n’ai jamais fait car mon caractère n’est pas disposé à ce type d’exercice.

Toujours est-il que je vais rendre ici tout mes textes disponibles, une trentaine de textes qui représentent environ dix ans de pratique; suivi de hors séries et de fragments qui s’ajouteront à tout cela.

Je ne vais pas entrer dans les détails de mon parcours littéraire. Disons que je n’avais pas beaucoup de prédispositions à cela (ou qu’il s’en fallu de peu). Je viens d’un milieu moyen qui avait su se compiler une petite bibliothèque), j’ai eu la chance que mes textes trouvent écho et reconnaissance auprès de personnes bien plus cultivées que moi dans ce domaine, je me suis efforcé dès lors, à rattraper mon retards en ne cessant jamais de lire; particulièrement des poètes. A la fois pré-disposé et initié, puis révêlé, j’ai pu persévérer dans cette voie avec bien d’avantage de confiance; même si je déplorais à ce moment là qu’on ne s’intéressa pas à ma pratique plastique.

C’est un cliché adolescent et pas très original, mais j’assume complètement : Ma rencontre frappante avec la poésie s’est faite avec les Fleurs du Mal. C’est souvent Baudelaire ou Rimbaud qui tiennent ce rôle, suivi de près par d’autres qu’on n’a pas besoin de citer. Pour moi c’est ainsi et je m’enorgueilli d’avoir corrompu mes camarades de jeunesse avec ces poèmes, jusque de l’autre côté de l’Atlantique lorsque j’étais adolescent (merci internet).

Je ne vois pas ma pratique comme étant de la littérature, le principe même de « littérature » me pose problème, car la littérature en France se résume souvent à une mansarde parisienne et des provinciaux tentant de reconstituer ce dispositif pénible; sans parler des politicards qui singent la forme par des réflexes scolaires à défaut de posséder de l’imagination, tandis qu’ils rêvent tous de devenir un écrivain reconnu (plus ridicule même, qu’un acteur faisant un disque). C’est ça le grand mal français : Tout le monde rêve d’écrire un livre et l’écrivain reconnu est l’idéal de toutes et tous. Je n’ai pas d’amour particulier pour la plupart des auteurs français, car je n’ai pas reçu d’éducation littéraire « classique ». L’école n’a pas fonctionné sur moi, je n’ai pas fait latin, les cours m’ont d’avantage dégouté des romanciers français qu’autre chose; je suis un inculte parfait et j’ai dû prendre d’autres chemins et voir d’autres auteurs qui n’intéressent pas l’appareil pédagogique d’état. En résumant un peu, j’aime les poètes français, mais pas les romanciers, je n’ai absolument rien à dire à propos d’Hugo, Flaubert, Balzac, Zola, Céline, à peine Camus… Je ne les rends pas plus important que les auteurs étrangers que je lis; contrairement à ce qu’ont tendance à faire les littéraires français. Et ma production n’a rien à voir avec le roman, c’est une forme qui ne m’attire pas (sauf en tant que lecteur et sous certaines conditions). Je ne suis pas un poète-écrivain, je suis un artiste-poète et mes textes sont d’autres fragments parmi un travail plastique déjà envahi par cette notion.

C’est peut-être pour cela que j’apprécie d’avantage Artaud, Bataille, Michaux, Lautréamont et les auteurs étrangers dont l’exercice de traduction en français (qui va forcément « trahir » la version originale), permet quelques indulgences avec les lectures.

J’écris des textes qui peuvent être lus et performés en public pour beaucoup, j’ai quelques performances et lectures publiques à mon actif. Il y a des textes plus tournés vers le fantastique que d’autres qui seront peut être plus intimistes. D’autres encore, sont tourné vers l’exercice d’écriture lui-même.

Mon travail explore tout un tas de stratagèmes qu’on retrouve dans la poésie contemporaine, c’est cette diversité de formes qui lui donne sa principale qualité je trouve; comme s’il n’était pas possible autrement que d’avoir sous les mains des séries de notes sur papier lorsque l’on a mes écrits sous les yeux; comme des fragments qu’on a du mal à réorganiser pour former un ensemble, comme un tarot qu’on ne peut jamais décrypter totalement. Pour la qualité de mes textes en tant que tel, je vous laisse juge et vous invite à garder vos avis pour vous d’ailleurs.

Bonne lecture.

Publié par monsieurweso

Poète et Artiste, je mène une pratique pluridisciplinaire depuis une quinzaine d'années et me passionne pour l'Histoire de l'Art depuis plus longtemps encore. Le dessin et l'écriture sont mes pratiques premières, mais la gravure est la discipline majeure de mon travail.

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