Le Solstice des Epiloptères

Pourrure et Désolations I, texte 7

Parfois, quand les parasites font suinter suffisamment la matière avec des chants, des danses ou des prières;
Les croutes des bocaux ouverts s’illuminent comme des verges avant d’éclater.

En milliers d’essaims poussent le plafond Pourrure de ramures éphémères.
En fines branches de cerisiers se déploient des farandoles d’épiloptères.
ça précipite le solstice et provoque des dégringolades de parasites spectacularisés nerveusement

Sous cette pluie qui jamais ne les embrasse.
ça bruibruite le sol en se phonant les uns les autres avec des concacacommentaires.
Mais en l’air, le sonore plonge depuis les ailes des épiloptères.
Ça interroge le grand macrophone agent assermenté ; conglomérat suppliciant

Et dans la rue, ça se cadavre les gueules tout en marchonnant,
Et la plupart oublient à tout temps qu’ils sont dans ce qui dégénère.
Et bien loin dans les hauteurs ; rient de bon cœur les épiloptères.
Ils croacent dans la marmelade boueuse Pourrure ; glaire de fœtus sans aucune propriété
A se demander ce que fout là, cette multitude qui déconcerte la Pourrure mère.
Ils flanent apeurés et se déboussolent les sens dans cet intermédiaire.
Et se tuent dans les feux vacarme des grouillements épiloptères.

Longtemps la rue tombale
Faisait gloire de toute remballe
à blaster la cuisse molle
Marché hyperbole
Mais une nuit et un couteau
ont défringués la tarte à totems
Pillage net de la pluie indienne
Pour torrents et cratères en déviation.
Tardive, la giffle à Kouglov
Dans la fesse creuse du mort aux vaches.
A quatre pattes les rats chantillonnent « tu craches ».
Comme en mitraille, sans visage.
Les vierges cochonnes de la putréfaction
Toutes froides à tenter la flute à hydrogène.
Pour mieux s’attacher aux bébés javel.
Cramoisis 6 pieds en l’air par un B-52.

Les épiloptères viendront ranger les devantures.
Embrigadés par les glas des clochers noirs de fusils.
Tirant en l’air comme pour indiquer les bactéries coupables.
ça tombera à pic dans les becs sales et sur les godasses.
Tout cela orchestré par le philharmonique de la Pourrure.
Accompagné des lamentations d’une chorale de banlieue.
Râles de ralliement avant la charge de la garde folle.
Qu’est-ce qu’un empire qui s’effondre tant qu’un épiloptère vole ?

La grande poussièrisation de la vie donnera l’égalité dans la bombe.
Et les yeux brûlés des parasites seront le caramel des bactéries.
Et les virus vogueront de ruines en ruines comme de grands fantômes.
Une fois les tempêtes de feux brisant les colonies Pourrantes.
Abattus par milliers les parasites n’oseront lever la tête.
D’une pâleur nucléarisée ils ramperont sous la terre.

Et quand s’éloigneront les vagues épiloptères,
Viendra le Diable bleu et sa légion de furies.

Publié par monsieurweso

Poète et Artiste, je mène une pratique pluridisciplinaire depuis une quinzaine d'années et me passionne pour l'Histoire de l'Art depuis plus longtemps encore. Le dessin et l'écriture sont mes pratiques premières, mais la gravure est la discipline majeure de mon travail.

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