Plume et encre sur carton, encadré sous verre, 35/50cm; 2013
Ma femme surnomme ce dessin « la toile cosmique », mais il ne s’agit pas de son titre.

Ce dessin est représentatif du travail que je développe depuis quelques années, je vous renvoie d’ailleurs à cet article qui détaille ma pratique du dessin :
On y distingue des entrelacs, et en bas et au milieu à droite, ce que j’appelle mes structures « réfractables » très caractéristique de mon travail.

Cela a été une période où j’ai développé cette arborescence qui produit cette forme ronde noire d’où semble sortir mes entrelacs, un peu comme un genre de méduse.

L’arborecence jaillit de ma structure qui semble produire ces entrelacs qui finiront eux-même par donner cette structure réfractable; comme si mon dessins composait son propre écosystème où les choses se génèrent d’elles-mêmes et suivent un cycle.

On voit également que mes entrelacs s’en tiennent à des territoires et que je n’ai pas encore développé le découpage de ces dernières en forme de « sutures » lorsqu’elles traversent les formes réfractables, car je n’avais pas encore développé cette étape dans mon travail, alors focalisé sur les entrelacs.

Mon dessin possède un aspect presque cartographique, mais on pourrait imaginer un corps sans épiderme, avec son ossature, ses flux et ses organes; comme un écorché. On voit également toute l’importance des vides et que les éléments organisent des territoires avec son centre et ses périphéries, ses réseaux et ses frontières.