Retour sur mes premiers dessins sur papiers tendus.


Lorsque je suis sorti d’école supérieure d’art, j’ai vécu cela comme une libération artistique, je pouvais enfin faire les choses comme je l’entendais, à mon rythme, sans l’académisme « 2.0 » et avec un regain de curiosité pour l’art et sa pratique. Cette fin d’école fut comme une rentrée des classes, tant dans ma pratique, il me fallait découvrir de nouvelles choses et apprendre.
A cette occasion, mes premiers dessins furent peints, sur papier préalablement tendus et je me suis essayé à l’encre, à l’acrylique, à la peinture à l’oeuf (le fond du Diable Bleu), du fiel de boeuf (qu’on ne retrouve pas sur ces dessins là, mais sur un troisième).
Jusque là je ne travallais uniquement qu’en noir et blanc et je voulais absolument créer des « pièces », des petits tableaux aboutis et mon but était de me préparer petit à petit à devenir peintre; je me donnais une dizaines d’années pour y parvenir et m’y préparer.
J’ai beaucoup appris en réalisant ces dessins peints, je me suis aperçu également, à quel point j’étais imprégné des icônes orthodoxes de mon enfance, sans être spécialement « obsédé » ou même « intéressé » par mes origines; je constate que les choses sont telles qu’elles le sont, qu’il y a des déterminismes qui nous dépassent et cela m’a apporté un regards et un sens esthétique qui n’est pas commun.