Diva du Vide
Inertia gobe et recrache, t’assomes comme une mouche trempée dans l’acide; sa bave
Inertia et son Crachoir d’or et d’ivoire
Tu tombes, sans te sentir tomber
Le Vide laisse flotter les fragments, tout ces espoirs abandonnés devant la Porte
T’es dans la spirale, un joli nom pour une toile d’araignée
Pris dans la soie d’Inertia, foutu, tu t’enroules
T’es une reprise qui s’extasie devant les reprises
Ton propre remake qui tente de masquer ta parodie
Machine toile d’Inertia tête ta rétine à la racine; là où tu planques le Mal
Défait, puis refait, Inertia t’occupe, te sert les plats
Tu t’abîmes, tu regardes, tu t’abîmes
Comme si tu n’avais jamais eu de puissance d’agir
Comme si ce que tu ne voyais pas, n’existait pas
Mouche suicide de la famille des apathicidés
Abrutie, cynique et fière; comme un ravi de la porcherie
Prédestinée à se mésestimer
Enfant chéri des nations bloquées, inertes, quasiment mortes
Harmonie totale : La Lourdeur est en apesanteur
Effondrement musical, pigment poussière, arts suicidés partout; dans la Joie
Pompés et sucés lentement par le gros bébé Pourrant.
Inertia t’offre à lui, transporté dans un crachat gras et sucré.
Ta coquille chauffée produit sa broue.
Noir de fumée, d’ivoire, negrido ater; enveloppes-toi de la couleur qui fait oeuvre.
Elle te protègera, te préparera au combat; à la Poetica Vendetta.
Elle se satine de toutes les autres, elle convoque la lumière.
Elle était là avant l’univers et toutes ses fleurs et il ne restera qu’elle lorsque la Pourrure s’achèvera.
Inertia seule à jamais, exclue du Nirvana, paiera pour tout ses pièges.
Lui sera confisquées territoires et proies; l’éternité pour solitude.
La Paix pour toutes les mouches dans le Vide; habillées de sa soie confisquée.
Nuée noire lux, contaminera le Vide.
Comme les cauchemars contaminent les nuits d’Inertia.