Crève comme une étoile noire
Malade du monde
Qui se survole comme un feuilleton
Décevant et crétin à chaque saison
Je vis comme un doux soir
Alors que tout impose d’être triste
Je sors le blouson
J’invoque des forces que l’on a déclarées disparues
Je hais ton air du temps
Ne comptant que sur ce qui est vécu
Tous la tête penchée, prêts pour la mort
Crève encore, laisse les fleurs sur la porte
Je les polliniserai dans mes vols à travers l’incertitude
Qui coule sur mon visage comme une pluie tropicale
Je ferme les yeux et j’en profite
Sois malade et sois mort
Mieux vaut toi que moi,
Que la vie ne soit que pour les exaltés
Qui célèbrent la guerre sacrée, l’aube et le crépuscule
Il n’est point de griffes ni de dents mauvaises
Quand les coeurs s’enfoncent dans la nuit
Sur les chemins où la pensée tue les bruits
Rien ne commente, rien n’est déformé
Tout se contemple, en pleine conscience
Ultra-violence, crève avec ta came
Les yeux peuvent mourir comme des étoiles
Tu baisses les yeux quand tu me croises
Sois-en sûr, tu n’as aucun pouvoir
Que je ne te prendrai pas
En te prenant les yeux
Cris encore
Les mots ne valent rien.