En blouson

Crève comme une étoile noire

Malade du monde

Qui se survole comme un feuilleton

Décevant et crétin à chaque saison

Je vis comme un doux soir

Alors que tout impose d’être triste

Je sors le blouson

J’invoque des forces que l’on a déclarées disparues

Je hais ton air du temps

Ne comptant que sur ce qui est vécu

Tous la tête penchée, prêts pour la mort

Crève encore, laisse les fleurs sur la porte

Je les polliniserai dans mes vols à travers l’incertitude

Qui coule sur mon visage comme une pluie tropicale

Je ferme les yeux et j’en profite

Sois malade et sois mort

Mieux vaut toi que moi,

Que la vie ne soit que pour les exaltés

Qui célèbrent la guerre sacrée, l’aube et le crépuscule

Il n’est point de griffes ni de dents mauvaises

Quand les coeurs s’enfoncent dans la nuit

Sur les chemins où la pensée tue les bruits

Rien ne commente, rien n’est déformé

Tout se contemple, en pleine conscience

Ultra-violence, crève avec ta came

Les yeux peuvent mourir comme des étoiles

Tu baisses les yeux quand tu me croises

Sois-en sûr, tu n’as aucun pouvoir

Que je ne te prendrai pas

En te prenant les yeux

Cris encore

Les mots ne valent rien.

Publié par monsieurweso

Poète et Artiste, je mène une pratique pluridisciplinaire depuis une quinzaine d'années et me passionne pour l'Histoire de l'Art depuis plus longtemps encore. Le dessin et l'écriture sont mes pratiques premières, mais la gravure est la discipline majeure de mon travail.

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