Le Monde est rond comme une porte de la lune.
Faite d’hospitalité, comme de décombres.
La pluie s’y écoute comme nulle part ailleurs.
Les ténèbres ne franchissent pas le porche.
Elles nous observent, rêvant, jouant, chantant.
Prends garde, lorsque tu montes sur la bicyclette.
Même si les tours le long de la courée,
ne pourraient te suffire plus d’un après-midi.
Mais songe au foyer et au jardin,
A la main de l’Aîné qui te montre ce qui pousse.
Au-delà de la porte, il n’y a nul bruit.
Avalée la bicyclette, avalée l’espérance.
Les étoiles ne se touchent pas; ce n’est qu’une tapisserie.
En toi, tu as les mêmes, tu es ce même élan,
Au milieu du vide, terrifiant, déversant, dévalant,
S’engouffrant au plus profond de ton être.
Jusqu’à la membrane qui protège un oeuf d’or.
Ton Endonova.
Retourne encore le jardin, défais les pousses.
Rien ne sera sauvé, croix renversée, chute libre.
Là d’où part la foudre, Endonova foudroie et crève tout
Et disperse tout; une comète dans la courée,
Dans la culture, dans le récit, dans les molaires,
Comme le cosmos.
Ferme ta gueule et admire à quel point tout se relie
Par un seul point de fuite; un seul miracle.
Ton avis, ton réseau, tes désirs, tes valeurs, même ta haine.
Tout est faux.
L’Endonova traverse ta classe, ta morale, tes effets, tes tiques.
Elle brise au nom de la Vendetta Poétique.
Elle endonove, dans le dur, dans le mou.
Elle endonove, elle donne, elle prend, elle iradie,
Elle transperce, elle combat et il y a ce cri,
Qui pourrait être le dernier.
Souffle sur les étoiles et elles tomberont.