Les ombres peignent la lumière sur les murs nus
Dans une ville qui s’en est allée
Se fige l’instant et ce peu qui reste
Le temps est simultané
Rien ne s’est perdu, tout s’en est allé
L’éternité érige le Royaume de la Mort
Sous-traitant les empires
D’où sortent en volutes, les spectres et leurs auréôles
Pendant que s’abrutissent les vivants des cités radieuses
Sous le son dancefloor des effets mécaniques
Sous les néons infantiles grouillant de belles personnes
Dégueulant la poisse de petites idées
A se repaître dans un état de non-être
Répétant, étalant, analysant leurs incohérences
Les soirées sont longues, les nuits ont disparues
Mais il y a de beaux matins pour mourir
Ceux dont les brises baisantes
En douceur, emportent les cendres
Sous les cieux chauds et orangés
Des automnes déréglés
L’hiver n’est jamais parti
L’hiver est dans les têtes
L’hiver est dans les coeurs
Les regards pointent le sol
On éteint, on oublie tout
Même la cloche sonnant le rappel chaque été
Sous le squelette d’une coupole.