Sous les saisons perdues

Les ombres peignent la lumière sur les murs nus

Dans une ville qui s’en est allée

Se fige l’instant et ce peu qui reste

Le temps est simultané

Rien ne s’est perdu, tout s’en est allé

L’éternité érige le Royaume de la Mort

Sous-traitant les empires

D’où sortent en volutes, les spectres et leurs auréôles

Pendant que s’abrutissent les vivants des cités radieuses

Sous le son dancefloor des effets mécaniques

Sous les néons infantiles grouillant de belles personnes

Dégueulant la poisse de petites idées

A se repaître dans un état de non-être

Répétant, étalant, analysant leurs incohérences

Les soirées sont longues, les nuits ont disparues

Mais il y a de beaux matins pour mourir

Ceux dont les brises baisantes

En douceur, emportent les cendres

Sous les cieux chauds et orangés

Des automnes déréglés

L’hiver n’est jamais parti

L’hiver est dans les têtes

L’hiver est dans les coeurs

Les regards pointent le sol

On éteint, on oublie tout

Même la cloche sonnant le rappel chaque été

Sous le squelette d’une coupole.

Publié par monsieurweso

Poète et Artiste, je mène une pratique pluridisciplinaire depuis une quinzaine d'années et me passionne pour l'Histoire de l'Art depuis plus longtemps encore. Le dessin et l'écriture sont mes pratiques premières, mais la gravure est la discipline majeure de mon travail.

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