Le filament

Je t’oublie comme l’idée de la baignoire de sang.

Ces vécus qui pullulent et sa mémoire de cendres.

Tout brûle, rien ne hurle, demeure un filament.

Le signal sans claquer qui clignote finalement.

J’irai la chercher aux pieds du Mur Breton.

Là où le froid persiste à se rendre éclatant.

J’irai la trouver comme une fleur de saison.

Au milieu des briques noircies du ghetto vacant.

C’est droit devant, les couleurs.

Tu auras beau me laisser ton odeur.

C’est droit devant, les couleurs.

Qui me changent déjà, ici, à cette heure.

Je me retrouve et je ne suis pas là.

Dans le froid, les couleurs, les soirs, les matins.

Je me retrouve et je ne connais pas.

Celui que ne peut s’éteindre.

Depuis que l’outre noir le pourfend.

Le filament.

Publié par monsieurweso

Poète et Artiste, je mène une pratique pluridisciplinaire depuis une quinzaine d'années et me passionne pour l'Histoire de l'Art depuis plus longtemps encore. Le dessin et l'écriture sont mes pratiques premières, mais la gravure est la discipline majeure de mon travail.

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