La Guêpe Emeraude

Pourrure et Désolations I, texte 13 Guêpe Emeraude. Ce soir j’ai rendez-vous avec ma guêpe émeraude.Asséché sous la lampe, une antenne dans la tête.Assourdis par les chants des vendeuses de miel. Ce soir est un rendez-vous avec le noir du ciel. Ce soir j’ai rendez-vous avec ma guêpe émeraude.Là où les balcons longs, se creusentLire la suite « La Guêpe Emeraude »

Le Diable bleu

Pourrure et Désolations I, texte 12 Je suis, ça y est, je suis.Je suis sorti, ça y est, je suis.Je suis fait de poussière, ça y est, sorti.Sorti de l’œuf et du sang, lavé, mais gris.Gris de poussière pourtant, ça y est, je suis fait.Je suis de poussière, ça y est, et de sang.J’ai laLire la suite « Le Diable bleu »

Les Dents de la Horde

Pourrure et Désolations I, texte 11 Le désastre du monde est funToute la vermine déborde dans les ruinesOu ne le sont-elles pas encore ?Son de Carnyx au loin très fortEbrouez-vous dans l’OrdureDernier bain avant l’abattoirRendez grâce à la porcherieAllons enfants de la masseLa dernière heure est arrivéeAspiration dans la Gueule d’EnferProvidence qui t’avaleProvidence machineInjection de merdeCommeLire la suite « Les Dents de la Horde »

Chute et Soulèvement

Pourrure et Désolations I, texte 10 Chute et Soulèvement « Tout ce qui existe suit un double mouvement : D’intégration et de désintégration »Zosime de Panopolis, IVème siècle Il s’est détaché de ses liens d’un coup de glaive de feu, l’œuf venu à maturité. Il est prêt, il l’a toujours été depuis que la vieLire la suite « Chute et Soulèvement »

Tête à jambes

Pourrure et Désolations I, texte 9 Tombe encoreTrombe de corpsEncore des sautsDe grands sautsDes petits corpsDes miettes de corpsDes corps encordésDécrochésComme des cordes casséesCédéesTout s’est rompuDans les têtes et dans les jambesDes milliers de corps dans les corpsDans les têtes et dans les jambesDes milliers de corps s’effondrantDans les têtes et dans les jambesLes corpsLire la suite « Tête à jambes »

Forge la poubelle

Pourrure et Désolations I, texte 8 Pas encore torturée dans les trompes alarmées,La Grande Porte de terre déverse sa légion de feu.Coups de maillets sacrés oblige au nom de la guerre. Pas encore murmurées, les sentences.La furie providence se déleste de menaces qui encrasseLa mutante à vendetta et ses petits mots gros calibres. Mais maLire la suite « Forge la poubelle »

Le Solstice des Epiloptères

Pourrure et Désolations I, texte 7 Parfois, quand les parasites font suinter suffisamment la matière avec des chants, des danses ou des prières;Les croutes des bocaux ouverts s’illuminent comme des verges avant d’éclater. En milliers d’essaims poussent le plafond Pourrure de ramures éphémères.En fines branches de cerisiers se déploient des farandoles d’épiloptères.ça précipite le solsticeLire la suite « Le Solstice des Epiloptères »

Marche mon spectre

Pourrure et Désolations I, texte 6 J’ai décroché du videJ’ai mis fin à l’attenteJe n’ai pas cessé d’avoir peurC’est juste qu’elle a perdue priseQu’elle a perdu sensJuste un effet de plusQu’est-ce que c’est un effet ? Je me suis levéDe toute ma hauteurDe toute ma colèreDe toute cette énergie qu’elle génère chez moiElle me faitLire la suite « Marche mon spectre »

Peu

Pourrure et Désolation 1, texte 5 J’ai peut être un petit peuJ’ai un petit peu d’êtreJ’ai peu d’être petitJe suis le peu que j’aiLe petit peu que j’ai d’êtreLe petit être et son peuSon peu d’avoir et êtreJ’ai de l’avoir et être en petitEn petit peu d’avoir et êtreJe suis ce petit peu d’avoir etLire la suite « Peu »

La Pourrure

Pourrure et Désolation I, texte 4 La pourrure est une et indivisible et il ne saurait être autrement. La pourrure est omniprésente, elle est tout et il n’y a que la pourrure. La pourrure fait vivre et fait mourir et se nourrit au gré de sa propre chaîne alimentaire. Tout d’abord elle fait naître, elleLire la suite « La Pourrure »