Pourrure et Désolations II, texte 8
Tu es la fracture. Tu es la furie; je te cherche.
Oui je te cherche, j’ai un œil dans ma bouche.
Tu es la fracture et tu es là quand je me courbe.
Tu fouettes. C’est toi. C’est neurula; je lèche.
Je lèche la fracture. J’ai la salive nerveuse.
J’étais éparpillé. Je viens; oui je viens.
T’es venue tout casser. Tu chasses et puis.
Comme ma langue, t’as oublié de t’essuyer.
Tu es neurula et tu as détruit ton sexe; méléna.
C’est en congé maladie de peau; toute écorchée.
Ton estomac poreux est devenu un os.
Ne reste que neurula, la tension et la fracture.
-5 sous doomsdayclock; il grogne l’antemonde.
T’as chaud. T’as froid. Thermos et boue glacée.
Tu es venue tuer le mythe de la poupée pute en self service.
Oui, c’est fini la poupée, c’est fini son image, c’est fini tes désirs.
Ce n’est plus que neurula; nécrose neurula.
Ablation de ta poitrine et trou du cul envolé.
Tu l’as troqué pour une guitare et tu es le Sol.
Tu joues désaccordée pour fouetter le monde.
Fissure frette grosse dose; gimmick saturé.
T’as fait longer les murs, adieu les bordures.
Neurula incessante destroy l’obligatoire.
Le diable t’a donné un truc pour tout laver.
C’est pas phallique, ça bordelle le monde.
Tu vas cogner la Pourrure, venger les parasites.
Fracturer les grillages, enflammer le bitume.
Inhaler la Joie, désintégrer les religions.
Enculer les données informatiques.
Les faire s’agenouiller au nom du silence.
Neurula sois pratique en toute circonstance.
Méduse moite ne griffe plus, mais martèle.
Dé-pétrifie la gelée à coup de rangers.
Tu es le Defcon 1 anti-sexe spectaculaire.
Tu es la chérie de la mort du désir.
Qui vient venger; lacets fouet infinis.
Défonce cette pute en prison orbitale.
Sur le tas, tu apprendras sans idoles.
A crever de violence tes cellules sous tension.
Le Diable est généreux, il t’envoie en mission.
Neurula furieuse, crache le sang prélevé.
Dessine en silence un croutoris suicide.
Pour humidifier les parkings en feu.
Terreur macadam jouit à l’annonciation.
Tu vas détruire l’Idéal de la pute tatouée, dans un cauchemar qui se vit en position d’Adoration, à genoux sur son sang.
Enlace pour écorcher. Tu es d’écailles de verre.
Cramponne-les, traine-les à la guillotine.
Fais donc s’élever entrelacs, interstices.
Bientôt tu briseras ton fameux code technique.
T‘as planquée une arme sous ta jupe dorée.
Sanctifiée par le Diable, voici la Lumière.