Ni le froid
Ni la Nuit
Ni l’incertitude
L’acide averse use ma mine renfrognée
Triste et en colère par-delà ma mémoire
Je t’ai perdu dans la nuit, envolée de mon cou
Tout s’envole ces temps-ci, sauf moi qui hésite
Je titube à cause de cette bille de pierre au fond de mon crâne
A la fin mes mots ne seront plus que de la poudre
Je suis une offrande que le Vide ne veut pas
Car plus rien n’agit sur moi
Ni le froid
Ni la Nuit
Ni l’incertitude
Je suis une silhouette enveloppée d’un noir total; on ne fait que me sentir.
Mes marches sont sans nuances comme sous cocktail zombie protéiné à la dextrométorphane.
Pour finir de m’annuler totalement, ne plus m’écouter, je courre parfois.
Je suis un tas de viande aux nerfs morts et saucé d’un crédo salé
Et je fais saliver l’obscurité, elle me mastique, bave et crache mes ligaments râlant.
Et je me fous du froid
De la Nuit
De l’incertitude
Je m’enfonce, sans lampe, sans appartenance
Seul dans ma Splendeur, parmi les wankers
Plongeant à travers les couleurs qui brouillent les sens
Et que je laisse me mentir pour ne garder que le noir
Que j’embrasse de toute ma tendresse
Dans le froid
Dans la Nuit
Dans l’incertitude
La lumière, le passé, l’environnement, je laisse tout se briser et danser en réfraction sur la dureté du réel; je ne laisse derrière moi que des ondes de choc
Et de la poudre de mots chaudement extraits de la meule
Un jour je m’envolerai enfin
Loin du froid
Loin de la Nuit
Loin de l’incertitude
Je me vengerai de ton sort qui m’a prit mon bijou
Et tu finiras dans la poudre de mes mots
Ma pierre de folie encastrée dans ta bouche.
Prépares l’extinction